Une histoire vraie

Je rentrais du bord de mer ce jeudi-là, d’avoir promené Nina, passant par l’avenue qui traverse Boulouris. Boulouris, c’est des un quartiers de Saint-Raphaël. Enfin quartier… plutôt une accumulation de villas, de petits imeubles, d’impasses et de lotissements, le tout sans guère d’organisation urbaine. Les piétons sont rares, sur cet axe qui relie la gare de Boulouris au centre ville. Ici, pas de bus, ni de piste cyclable, on ne se transporte qu’en voiture.

Cette silhouette hésitante, qui marchait appuyée sur une canne, sur ce trottoir habituellement désert, a attiré mon regard. Sa capeline, son regard triste, l’homme qui l’attendait, impatient, je ne l’ai pas reconnue, ma vision est bien trop floue maintenant.

Mais je n’ai pu m’empêcher de penser à cette histoire qui s’est écrite toute seule. C’est une histoire vraie. Enfin, si les mots veulent bien dire la vérité. Ce sont mes mots, et mes mots mentent volontiers. C’est mon histoire, peut-être pas la sienne. Les mots, posés sur la réalité, racontent toujours une fiction. J’ai voulu que les mots, les dessins se répondent même s’ils sont nés sans savoir que je les utiliserai ailleurs. Ces mots, ces dessins, je les ai éparpillés sur ce site, au hasard de mes lectures.

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C’est une histoire vraie, ou peut-être un rêve, mais c’est mon histoire. Une histoire qui vient de mon passé. Bien sûr, Elle, Elle a son histoire. Peut-être un jour croisera-t-elle ces pages, au hasard de ses errances sur internet. Elle écrira alors un commentaire. Juste « Je t’ai lu ». Ou alors Elle pleurera. Je ne sais pas.

Je n’ai jamais su.