Djebel Qatrani

Quelques photos d’une promenade dans le désert, au sud du Caire. Difficile de se représenter cette région recouverte de savane, parcourue par les girafes et les lions. Et plus difficile encore la voir couverte par la mer. Et pourtant…

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On peut voir toutes les photos en cliquant sur l'image.

Cela fait penser à la fragilité de notre écosystème. J’y ai trouvé des huîtres, des dents de requins, mais aussi une pointe de flèche en pierre, et bien sûr, les restes de cette superbe forêt pétrifiée.

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Avec un focus sur le bois pétrifié, impressionnant de vie. Sur cette branche, on y voit encore les fibres du bois, les noeuds… comme si elle était tombée la veille.

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Une autre vie

Il m’est quelquefois difficile d’expliquer ma situation. Lorsque je suis allé rejoindre des amis au Caire, en octobre, un peu par hasard, je n’aurais jamais imaginé me remettre au travail. Et pourtant…

Apres cinq ans de retraite, cinq années bien remplies, c’est souvent incompréhensible, surtout chez ceux qui rêvent à leur propre retraite. Mais moi, ce n’est pas ainsi que je le vis.

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Ma dernière année à la Réunion, je l’ai vécue en attendant le jour où je jetterai mon cartable aux orties, ou du moins dans une ravine. Et puis la retraite est arrivée, et j’ai été pleinement heureux. Le bruit des élèves dans une cour d’école, ce n’était plus pour moi. Ni les dossiers, les réunions, les projets, enfin tous ces trucs qui bouffent la vie d’un prof.

J’ai rempli cette retraite, au point de devoir me racheter un agenda. Cuisine, lecture, dessin, photos, voyages au début. Et puis un peu d’associatif, beaucoup même, un peu de politique, des campagnes électorales, créer et gérer des sites internet, aller vers les électeurs, mener des réunions… À cela j’ajoute quelques cours, histoire de ne pas perdre le contact avec des jeunes. À chaque fois, des rencontres nouvelles, à chaque fois de nouveaux défis, bien loin de la retraite que je m’étais imaginée.

Alors, cette idée de reprendre un peu le travail, au Caire, en plus dans une école associative, une école qui propose un enseignement laïc pour les garçons et les filles, c’est venu comme une surprise, une nouvelle aventure, une nouvelle vie. Partir, quitter une région où je ne me retrouve plus, construire quelque chose d’autre, ça n’est rien qu’une autre façon de vivre ma retraite. Parce que, n’en déplaise aux apparences, je suis toujours retraité.