Matinée ensoleillée

La lune était dans le ciel, silencieuse. Je me levais. Elle se couchait.

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Plus tard, sur la route de l’école, le soleil la remplaçait tout doucement. La journée allait être belle.

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Belle, torride, même, sur le stade du Centenaire, où les écoles de l’Etang-Salé se rencontraient.

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A côté, au bord de la piscine, les maîtres-nageurs attendent que la température de l’eau baisse. En dessous de 25°, les scolaires n’y iront plus, eux seront en vacances. Un mois qu’ils attendent, les pauvres.

Confiture de goyaves

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Le climat a été favorable, cette année, pluies d’abord et depuis février, chaleur et soleil. Le petit goyavier donne donc son plein de petits fruits immangeables. Alors, plutôt que de marcher dessus, de les écraser, d’encrasser les semelles des savates deux-doigts et de trainer des taches dans la voiture, dans la maison, partout, je les ramasse avant qu’elles ne tombent, encore légèrement vertes, et je les transforme en gelée de goyave. Miam !

Les IUFM, c’est fini

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L’IUFM étant dans un état de catatonie  avancée, il ne me reste plus qu’à traîner mes guêtres sur le lagon.

Jour de décharge paisible, les élèves travaillent dans la classe, les formateurs IUFM, pour la plupart, cherchent un boulot pour l’an prochain, les PE2 sont en stage, les PE1 achèvent leurs révisions, concours lundi.

Le lagon est calme. Pas de vent, pas grand monde non plus, un couple de cyclistes passe, quelques retraités, un groupe de braconniers qui viennent traîner leur filet sur le sable. Méthode peu efficace, peu rentable, mais la pauvreté ne leur laisse pas le choix.  Tout au plus pêcheront-ils quelques mulets minuscules.

Un peu plus loin, entre les patates de corail, des poissons nagent tranquilles, mérous, perroquets, rouges, un véritable festin qui leur a échappé.

Une journée bien remplie

Pas facile de s’investir sur un blog quand l’esprit est déjà ailleurs, plein de chantiers en projet dans un autre monde que celui du travail. Alors je m’entraine, je me perfectionne, dirait une langue plus acérée. Un exemple, ma journée de ce lundi.

6h00, le réveil sonne, 6h15 je me lève préparer le p’tit dèj’.

7h00, je pose Ronan devant son lycée.

7h30, j’attaque le jardin pour une petite heure, débroussailler, tondre, récolter un régime de bananes.

8h30, direction Trou d’eau, le lagon est transparent, pas un bruit, pas un cri d’enfant.

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10h00, on se rhabille, il faut rentrer.

11h00, passage chez le kiné, quelques massages pour récupérer des efforts du week-end ne feront pas de mal.

12h30, déjeuner rapide, moules farcies et pommes vapeur, merci le congélateur.

14h00, après le café, après-midi chargée. Il faut à nouveau tester le hamac. J’en profite pour terminer le bouquin d’Irène Nimerovski – oui je sais, je ne lis pas toujours le livre du moment. Au réveil, je me souviens que j’ai une évaluation à préparer. Hop ! Au travail. Un peu de Black Sabbath pour me motiver – ça aussi, c’est bien vieux.

17h00, une photo à faire, une nuée de moucherons dans une allée, face au soleil couchant. Hier, il y avait la lumière, les moucherons, pas l’appareil photo. Ce soir, rien.

18h30, retour à la maison, internet, les mails, les infos… traîner, quoi.

Ensuite, ben là, je ne sais pas encore…

Produits de saison

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Ce samedi matin, une nouvelle fois, au marché de Saint-Pierre. Le soleil est revenu, la foule se presse, touristes et réunionnais mêlés. Sur les étals, les produits habituels, vanille, objets tressés, tissus, volailles, fruits et légumes, poissons, mais aussi des articles saisonniers.

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Celui-ci, s’il vend ses nids de guêpes, aura bien gagné sa matinée. Les larves de guêpes ne sont habituellement pas données. Elles se mangent frites, en carri.

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Il y a aussi les longanis, les combavas, les avocats , et puis les zattes.

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Et aussi les piments, ti piment ou piment cabri, qui parsèment de rouge les bancs du marché.

Zélections, la suite

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Ah, ça se décante. Après un premier tour confus, voir l’article précédent, tout s’éclaire, dans l’île. Trois listes en présence. la gauche, d’abord. Un peu dispersée. Il y a une liste socialiste, facile. Mais il y a aussi des socialistes, si j’ose dire, sur la liste UMP… Diable.

Il y a la liste communiste. Bon, mais il y a des chiraquiens sur cette liste. Ah! Et la député communiste appelle à voter socialiste, enfin plus exactement à ne pas voter communiste, ni pour la droite, donc… comme il n’y a que trois listes.

La troisième liste, c’est la liste de droite. Mais Didier R. la tête de liste s’est adjoint Nadia, la jolie socialiste et a acheté Eric, l’ancien socialiste. Du coup, il va peut-être gagner.

Il y a bien une autre façon de voir les choses. D’un côté une liste de jeunes loups, aux dents qui rayent le parquet, de l’autre une bande de vieillards, voleurs, assassins – bah, ils ont payé – et les troisièmes qui comptent les points en attendant leur tour.

Et les journalistes se demandent pourquoi on reste à la maison?

Zélections

Ici aussi, il y a un parti indépendantiste, comme partout ailleurs dans le monde. Je me rappelle l’époque où nous avions envisagé, avec Catherine, de demander l’indépendance des cp de l’école Charles Sandro. Après tout, nous avions des locaux indépendants, notre cour, notre préau, notre terrain de sport, nos toilettes et même notre portail. Alors pourquoi pas …

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Plus sérieusement, mais pas trop quand même, à élection régionale, spécificité régionale. Des voitures qui circulent, couvertes d’affiches, haut-parleur hurlant à tue-tête, trois listes UMP, une liste Europe-Ecologie dont la tête en est à son n-ième parti en quelques années, un parti communiste népotiste, le ps du nord et le ps du sud, les autres listes… Tout cela reste confus pour un non-initié. Pour plus de clarté, not’ bon maire (de droite) a pondu une lettre à ses administrés, les appelant à voter communiste.

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Réponse de l’opposition municipale (de gauche) qui appelle à voter pour la liste UMP (celle de la Confiance). Clair?

Lectures

 

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Mes derniers livres achetés, et lus bien sûr, plus rien de professionnel, toute littérature pédagogique devenant maintenant obsolète. C’est une sorte d’entrainement à l’oisiveté. Et puis une image que j’aime bien, l’Antirouille Café, à Paris. Un nom plein de promesses, un remède contre la routine. Une autre façon d’envisager une nouvelle vie à venir.

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